CENT ANS DE REPÈRES HISTORIQUES (1897-1997)

Fondée en 1897, notre desserte a longuement porté le nom de Saint-Timothée d’Hérouxville. Son fondateur, l’abbé Joseph-Euchariste Héroux, ouvre le premier registre paroissial le 22 décembre 1897 suite à l’érection d’une chapelle sur la Butte-à-Veillet, au carrefour des routes Lefebvre et de la voie ferrée.

L’abbé Héroux procédera au premier recensement en mars 1898 et ce ne sera qu’en 1904 que la municipalité obtiendra ses titres et lettres civiles.

Afin de mieux comprendre tous les aboutissants inhérents à l’évolution de notre municipalité, nous reproduisons ici certains repères historiques tels que colligés par Mme Solange Fernet-Gervais, fondatrice de la ‘Société d’Histoire de Hérouxville’ et tirés de l’ouvrage ‘De Fil en Familles’ ( Tome I, 1997).

Période précédant la constitution de la municipalité

1825 à 1896

1825 – L’appellation ‘Rivière des Envies’ apparaît pour la première fois dans la correspondance de la Seigneurie de Batiscan.

1830 – La route Périgny (rang Saint-Moïse) est utilisée pour le transport du bois des Price. Plus tard, Price utilisera la Petite Mékinac, ‘Makinak’ en algonquin signifiant ‘tortue’ pour le transport du bois et de la drave.

1850 – C’est l’assaut de la Vallée du Saint-Maurice. Les concessions de George Benson Hall couvrent une superficie de 2000 milles², le quart de toutes les concessions accordées au Québec.

1858 – Le tronçon Saint-Tite/Grandes Piles par le rang Saint-Moïse, permet maintenant de joindre, par terre, la rivière Saint-Maurice et le fleuve. Une route d’hiver est ouverte entre La Tuque et Saint-Tite. En 1880, une voie terrestre sera établie, passant par les rangs Saint-Moïse et Saint-Pierre afin de relier pour la première fois, hiver comme été, le fleuve SaintLaurent à la rivière Saint-Maurice. En 1883, la route Proulx sera aménagée afin d’avoir accès à Saint-Jacques-des-Piles.

Le rang des Petites Forges est relié à Saint-Tite.

Le Sieur Auguste Larue achète 7,000 arpents de terre à 30 cents l’arpent. Il avait découvert plus tôt, le Ruisseau rouillé.

1871 – ‘Les Forges Saint-Joseph’ comptent 31 édifices mais l’année suivante, Sieur Auguste Larue sera acculé à la faillite après l’incendie des Forges.

1878 – Le haut-fourneau des ‘Forges Saint-Joseph’ reprend sa production suite à son rachat par George Benson Hall. Ce dernier y installera également un moulin à scie.

1879 – Le chemin de fer arrive aux Piles, véritable port de pénétration des chantiers. Ses nombreux tronçons étaient utilisés pour le transport du minerai de fer et du bois, des terres du ‘Lac-à-la-Tortue’ au ‘Chaudron’, région marécageuse du ‘Chemin des Petites Forges’ qu’on a souvent appelé ‘Chemin de la Croix’.

1880 – Implantation des premières usines de pâtes et papier. Début du règne absolu des grandes compagnies anonymes, ‘Laurentide’ et « Consolidated Bathurst’.

1882 – Ouverture de la route Lefebvre.

1890 – L’industrie papetière contrôle 2000 milles ² de forêts, 20% de la superficie affermée.

1891 – La ligne de chemin de fer est prolongée jusqu’à Hervey-Jonction.

1896 – La fromagerie de Madame Hilaire Crête (Clarisse Dessureault) ouvre ses portes. Pour chaque 100 livres de lait livrées à la fromagerie, le cultivateur reçoit jusqu’à 68 ‘cennes’.

La naissance de Saint-Timothée d’Hérouxville

1897 à 1925

1897 – Arrivée de l’abbé Joseph-Euchariste Héroux le 21 novembre.

Construction de la première chapelle.

La route Paquin est construite par l’abbé Héroux et sera verbalisée en 1901.

Construction des magasins généraux d’Ernest Gagnon, Nestor Roberge et des frères Frigon.

Le 22 décembre, on ouvre les premiers registres pour la sépulture de Zélia Quessy, décédée à l’âge de 4 mois, fille de Délima Veillette et Eugène Quessy.

Le 30 décembre, on procède au premier baptême, celui de Marie Laura Edienne Magny, fille d’Urbain Magny et d’Humbéline Cadotte.

1898 – Inauguration du ‘Post Office’ à Hérouxville.

Le 2 juillet, Monseigneur Louis-François Richer dit Laflèche (1818-1898), évêque de Trois-Rivières, visite la municipalité. Il mourra le 11 juillet de la même année à Trois-Rivières.

1899 – Le 5 juillet, nous assistons au mariage de Richemont Duchemin et Azilda Trépanier.

Le 28 octobre, arrivée du deuxième desservant, l’abbé Charles-Olivier Sicard De Carufel.

Le 13 novembre, près de la gare d’Hérouxville, on procède à l’ouverture officielle du presbytère-chapelle.

1900 – Charles-Auguste Magnan rachète le patrimoine de George B. Hall.

1902 – Le chemin de la Grande-Ligne est verbalisé.

Le 22 novembre marque l’arrivée de l’abbé Maxime Masson

1903 – Sur la Mékinac, Félix Pagé construit son moulin à scie sans la moindre hésitation, malgré le fait qu’il soit recensé comme cultivateur du rang Saint-Moïse, Il perdra l’usage du bras droit lors de travaux dans son moulin à scie.

Le 6 février marque l’arrivée de l’abbé Raphael Gélinas, curé fondateur.

Le 15 septembre, nous assistons à l’érection canonique de la paroisse de Saint-Timothée.

1904 – Le 15 avril, une ordonnance crée un corps de marguillers.

Le 25 juillet, première assemblée de la Commission scolaire de SaintTimothée.

Construction de l’église Saint-Timothée.

Un règlement interdit de fumer et de parler trop fort dans la salle de délibérations.

1905 – Adoption de la Loi des Dépôts Volontaires ou Loi Lacombe, mesure servant à protéger les gens contre les créanciers impitoyables.

Georges Rocheleau reprend la faillite de C.A. Magnan.

Le 8 mai , on érige le ‘Chemin de la croix’.

Le 20 juillet, Mgr F.-X. Cloutier bénit les premières cloches de l’église.

1906 – Création de la ‘Ligue du Sacré-Cœur’ qui compte 119 hommes.

1907 – Apparition du téléphone dans le village grâce à la compagnie de téléphone Saint-Maurice & Champlain.

1908 – Odilon Trépanier transforme sa maison en hôtel pour accueillir les voyageurs de commerce et des visiteurs.

1911 – Grande épidémie de la tordeuse de bourgeons de l’épinette.

Arrivée de l’abbé Alexandre Lavergne.

1912 – Création de la Caisse Populaire de Saint-Timothée en présence de M Alphonse Desjardins.

1914 – La guerre secoue la relève agricole.

Les taxes scolaires et municipales sont harmonisées.

Le 30 juin, érection de la Confrérie du Saint-Rosaire par le Frère Pétrus Granger de l’Ordre des Prêcheurs et le curé Alexandre Lavergne. 850 personnes se sont inscrites.

1915 – On règlemente le droit de passage des installations électriques.

1918 – En sauvant son fils Armand, le forgeron Théodore Bordeleau se noie dans la ‘Petite Mékinac’.

1920 – Acquisition d’une niveleuse à chevaux pour aplanir les chemins.

Le feu ravage une partie de la forêt de la ‘Petite Mékinac Nord’. Le coin flambant, c’est la légende perpétuée par les menaces du curé Lavergne qui sermonnait les nombreux jeunes du rang Saint-Moïse. Ceux-ci devaient éviter la danse au son de l’harmonica, du violon ou de la guitare, et ne pas giguer dans une maison qui abrite plusieurs filles à marier.

1923 – La région de Saint-Tite est le théâtre de grandes inondations.

1924 – Création de l’Union Catholique des Cultivateurs (UCC) Le feu détruit deux maisons, le bureau de poste, une boutique de forge et d’autres dépendances.

1925 – Une terrible tornade, aux Petites Forges, détruit des bâtisses et transporte même des animaux dans les airs. Un important tremblement de terre crée plus de peur que de mal parmi la population.

Le rang Saint-Moïse est acheté par la ‘Consol’ pour le reboisement. Selon la tradition, trois familles refusent de quitter les lieux et se retrouvent dans le bois quelques années plus tard.

Le salaire annuel des institutrices est fixé à 225.00$, avec obligation de faire le lavage de plancher au moins une fois l’an… ‘sinon un montant serait retenu sur leur dernier mois de salaire.

1926 à 1950

1926 – Loi sur la pasteurisation obligatoire du lait.

La pyrale du maïs commence à faire des ravages.

1928 – Vente des routes à l’enchère, à la porte de l’église, pour l’entretien des chemins.

Arrivée de l’abbé Alphonse Lessard.

Construction d’un couvent ultra moderne avec eau courante et chauffage central pouvant accueillir quatre classes d’élèves.

Construction de lignes de transmission traversant le territoire de la municipalité.

Fondation du ‘Cercle Agricole’ par Josaphat Gervais. Trente membres ont souscrit 1.00$ chacun pour participer aux activités et bénéficier des privilèges du cercle.

1929 – Première exposition d’animaux. Les lauréats sont Narcisse Gervais, Hubert Cossette et Joseph Trépanier. Un taureau Ayrshire valait alors 34.00$.

Tout enfant inscrit à l’école devra être muni d’un certificat de vaccination. C’est la loi.

Le ‘krach’ boursier de Wall Street, le 24 octobre, plonge les États-Unis dans une grave dépression économique qui s’étend au reste du monde.

Les prix de vente des produits agricoles chutent de 46%. Une livre de bœuf se vend 2 cents et le porc 5.5 cents.

De grandes sécheresses sévissent par intermittence.

1930 – Crise économique oblige, la municipalité emprunte du Ministère de l’Agriculture 96.00$ pour planifier le ‘glaisage’ des terres. Des tonne de glaise en provenance de Saint-Narcisse seront transportées et mêlées aux terres sablonneuses de la région afin d’améliorer le rendement agricole et fournir du travail aux chômeurs.

Phénomènes répétitifs, dix-huit maisons du village sont brûlées, généralement le samedi soir. Les citoyens auront découvert les bienfaits des réclamations d’assurance.

1931 – Le 22 août, arrivée de quatre religieuses, Sœurs de l’Assomption’.

1932 – On demande au député J.-A. Crête de faire pression auprès des compagnies « International’ et ‘Canada Power’ pour obtenir gratuitement du bois de chauffage.

Le conseil municipal demande à la ‘Shawinigan Water & Power’ d’utiliser des ampoules de rue de 100 watts à la place des 250 watts habituels … crise économique oblige.

On suggère que des conférences donnent des notions sur le placement du capital, l’épreuve contre la tuberculose bovine, la fertilisation du sol, la rotation des cultures et la culture du chou de Siam. Cette dernière production apporte la survivance des familles ainsi que des animaux en temps de crise.

1934 – Création de la Société Agricole du comté de Laviolette et de l’Office des Marchés Agricoles. On règlemente la vente de produits naturels quant à leur qualité, leur stabilisation et leur approvisionnement.

1935 – Les conseillers protestent contre la nomination et le maintien des nombreux employés fédéraux du Ministère de la Culture qui ne comprennent et ne parlent que l’anglais. Le premier ministre Tachereau fait adopter une loi favorisant le retour à la terre, la crise économique se perpétuant.

1936 – Législation sur le Crédit Agricole qui empêche, après le concordat, les reprises de terres parfois pour un manque de liquidités en bas de 100.00$.

1937 – Grand dépérissement du merisier, cette espèce disparaissant carrément du paysage.

Lettre des Évêques sur le problème rural.

Naissance de ‘Jeunes Éleveurs et Jeunes Agriculteurs’ sous la responsabilité de Josaphat Gervais, agriculteur et quelques parents de chaque rang afin de faire bénéficier les jeunes agriculteurs de cours de formation, d’expertise et de stimulation par des expositions locales ou régionales de jeunes éleveurs. En mai 1940, M. Josaphat Gervais se verra gratifié d’un certificat signé de L’Honorable Laurent Barré, ministre de l’Agriculture, comme témoignage d’appréciation.

Mai. Création du ‘Cercle des Fermières’. Quarante-sept membres ont participé avec enthousiasme à la réunion de fondation. Règlement interne : ‘Il ne sera admis que les fermières et un membre de chaque famille; on admettra d’autres personnes à condition que ces dames et demoiselles payent le droit d’entrée que l’administration jugera’.

Arrivée du premier vétérinaire de Saint-Tite, le Dr H. Trépanier.

1938 – Le mauvais temps, la grêle et les sauterelles ont raison de toutes les récoltes.

1939 – Jean-Marie Trépanier est engagé au poste de secrétaire-trésorier à 12.50$ par mois. Avec un tel salaire, il devra également voir à l’entretien de la salle municipale.

Concours d’embellissement ayant comme critères de blanchir à la chaux toutes les dépendances, nettoyer les cours, réparer les clôtures, aménager les chemins et les parterres. Arthur Bergeron est classé premier.

1940 – La jeunesse agricole doit subir la guerre; offensive pour dispenser les fils d’agriculteurs du service militaire, retour des jeunes à la terre pour justifier cette exemption.

1941 – On demande à ‘Carrier & Frères’ de mettre en place un service d’autobus du dimanche… partant de Trois-Rivières, le matin à destination du Lac-aux- Sables, et retour, sens contraire, le soir.

1942 – Persistante sécheresse et destruction de forêts par le feu, assez pour obscurcir le ciel.

Début de la ‘Coopérative Agricole de Saint-Tite, maintenant devenue ‘Coop Plus’. Plusieurs fondateurs, membres et dirigeants, viennent d’Hérouxville.

Premier prêt hypothécaire à la Caisse de Saint-Timothée au montant de 600.00$.

On carde le lin, indispensable pour les vêtements des humains, les couvertures de chevaux et de bœufs de trait.

Naissance du mouvement ‘Jeunesse Étudiante Catholique’ (JÉC) qui se transformera en 1966 en ‘Jeunesse en Marche, actualisant sa démarche avec des objectifs inspirés de la nouvelle catéchèse et d’une approche ‘Après Vatican II’.

1943 – Première exposition locale des Jeunes Agriculteurs.

La Loi de l’instruction obligatoire rentre en vigueur. L’inspecteur constate qu’il est difficile de retenir les grands à l’école sous prétexte de remplacer les conscrits. L’heure avancée chambarde les horaires scolaires. On doit devancer l’horaire d’entrée le matin … et il fait trop sombre à trois heures dans les écoles sans électricité.

Afin de répondre aux nouvelles exigences de santé, les enfants seront dorénavant pesés chaque mois … ‘pour le moment, un moyen économique serait de vous procurer une petite balance et de la faire circuler dans chaque école, respectivement’, propose l’inspecteur.

Les commissaires n’acceptent pas la convention de l’Association Catholique des Institutrices Rurales, concernant le salaire annuel de 600$. La Commission s’adresse au Service de conciliation et d’arbitrage du gouvernement pour l’informer qu’elle ne peut fixer le salaire de ses institutrices à plus de 400$, étant donné le montant d’évaluation et du taux de la taxe scolaire.

On recense 200 élèves de niveau élémentaire dans les sept écoles de la Commission Scolaire locale.

1944 – La maladie hollandaise de l’orme atteint la région.

Le ‘Cercle des Fermières’ devient ‘Union Catholique des Fermières’ (UCF).

Qu’on les nomme Croisés, Cadets du Sacré-Cœur, Croisillons ou Apôtres croisés, selon leur âge, ils ont tous milité à l’école à partir de 1944. En décembre 1961, une initiation dénombrera 12 apôtres, 45 croisés et 25 croisillons.

1945 – On propose que les ‘Avis Publics’ ne soient publiés qu’en une seule langue : le français.

La Régie des Services Publics est saisie d’une demande visant à la création d’un circuit d’autobus reliant Saint-Timothée à Montréal.

Ouverture à la circulation de la route régionale 19B qui divise le village en deux, avec la voie ferrée. Elle permet le développement de plusieurs commerces.

Érection de l’orgue Casavant de l’église Saint-Timothée au coût de 3600.00$.

Selon un nouveau règlement, les enfants en bas de 15 ans sont obligés de rentrer à leur domicile pour 9 heures, sous peine d’une amende de 5.00$.

En accord avec le Conseil de Saint-Tite, la municipalité désire obtenir l’amnistie des conscrits de l’armée.

Création de L’Office de l’Électrification Rurale.

La vente et le lotissement de terrains, au Petit-Lac-Castor, crée un nouvel hameau.

Développement et lotissement du secteur Lac-à-la-Tortue. Le ‘Cercle Agricole’ compte 61 membres. On demande au Ministère de l’Agriculture de fournir huit cents poches de patates de semence pour aider les cultivateurs nécessiteux de la paroisse. L’assurance récolte n’était pas encore inventée.

1946 – On demande que les autobus de ‘Carrier & Frères’ circulent dans les rangs Sud et Saint-Pierre.

Premier commerce d’automobiles établi par Noel Cossette.

Construction du premier puits pour lutter contre les incendies. Il sera suivi de 7 autres pour protéger adéquatement le territoire.

‘Les classes des grandes, avec quatre divisions et de nombreux élèves, créent un problème assez difficile à résoudre pour la religieuse enseignante. La dixième année doit travailler seule la plupart du temps’ note l’inspecteur. ‘Il serait temps d’établir une classe de garçons sous la direction d’un professeur. Il ne vous en coûterait pas plus cher que le salaire d’une ‘maîtresse’. Une main d’homme est nécessaire avec des grands garçons’ poursuit-il.

1947 – Les chemins d’hiver sont maintenant ouverts aux automobiles.

Origène Trahan est engagé comme constable municipal, au salaire de 15$ par mois. Par soucis d’identification, le secrétaire-trésorier achètera un ‘batch’ gravée ‘Constable no 1 de St-Timothée’, deux insignes d’épaule de police, des boutons dorés et une casquette. On y ajoutera des menottes, un ‘Code de Police’ … et une matraque.

Achat d’une lieuse à blé d’Inde. L’expérience collective fait passer le règlement suivant … ‘Que Patrick Durand soit autorisé à conduire la lieuse à blé d’Inde du rang Sud au prix de 60 cents l’heure, et qu’il soit nourri … et que la machine ne couche pas dehors.’

1948 – Premier silo à fourrage et à grain dans la région.

Première rencontre des ‘Lacordaire’ et des ‘Jeanne d’Arc’, organisme voué à la promotion de l’abstinence totale de boisson alcoolique. La cotisation est fixée à 1.00$ par membre.

Le 21 janvier, le drapeau du Québec apparaît au Parlement, initiative de Maurice Duplessis, alors premier ministre.

De nombreux parents de la paroisse demandent la construction d’un collège avec un pensionnat.

1949 – La vente de margarine est prohibée.

1950 – Seize pompiers forment la première brigade municipale, dirigée par François Bordeleau.

Entre Saint-Narcisse et Saint-Timothée, la terre brûle pendant des semaines. L’endroit a conservé le nom de ‘Plée de Saint-Narcisse’.

Création de la première pouponnière par Mme Oscar Ferron. Elle aura pris soin de 352 poupons.

1951 à 1975

1951 – Richard Rocheleau vend à Mgr Albert Tessier, au docteur Avila Denoncourt et à l’abbé Paul Boivin, un patrimoine de 324 arpents qui deviendra ‘Tavibois’.

Dès mai, débute la JAC (Jeunesse Agricole Catholique). Les jeunes hommes et les jeunes filles se rencontraient séparément dans les familles, pour les réunions d’équipe. Les récollections et les assemblées générales étaient cependant tenues conjointement.

Le train dessert bien l’époque, certains y trouvant un métier qu’ils conserveront toute leur vie durant.

1952 – Antonio Magny ouvre un commerce de vente de voitures usagées.

1953 – On doit utiliser la pompe à incendie pour remplir les puits des cultivateurs du rang Sud qui manquent d’eau à cause de la sécheresse.

Ouverture de la Boucherie Gervais.

L’école Lessard est construite, rue Du Couvent. Le nouvel édifice logera les religieuses et les étudiantes. Les garçons demeureront dans l’ancienne école.

1954 – Un surplus d’élèves oblige le Conseil municipal à fournir gratuitement la salle publique à la Commission scolaire … pour servir temporairement d’école.

1955 – La Fromagerie Crête est primée à l’Exposition agricole de Trois-Rivières.

1956 – Arrivée de l‘abbé Téophane Trudel. Adoption de la Loi sur les Marchés Agricoles, mise en marché et plans conjoints.

Les manuels scolaires sont dorénavant gratuits.

‘Demande est faite’ … à la Communauté des Frères de Saint-Gabriel pour recruter deux religieux afin d’enseigner aux garçons des classes plus avancées’. Faute de relève, une réponse négative vient briser les rêves de garder les enfants dans les familles le plus longtemps possible et éviter une hausse des frais de scolarité.

Le salaire des institutrices atteint 1000.00$ annuellement tant pour les laïques que les religieuses.

Un premier professeur masculin vient enseigner aux garçons de la 5e à la 9e au salaire de 3000.00$ par année.

1957 – Un enseignant est embauché. Il occupera également le poste de directeur d’école.

L’UCF devient L’Union Catholiques des Femmes Rurales (UCFR) pour accueillir également les femmes du village.

Les Frères de Saint-Gabriel achètent les lots de terre des propriétaires primitifs Ayotte, domaine qui deviendra le Camp Val-Notre-Dame.

1958 – Le Conseil annule les taxes dues par les frères Saint- Gabriel sur les lots 418 et 419 et les font retrancher du bien imposable pour les classer biens non-imposables.

Construction de la chapelle ‘Tavibois’

Ouverture de la station-service ‘Garage F. Vaugeois’.

Premier autobus scolaire, propriété de M. Henri Goulet.

Le 16 décembre, l’intérieur de l’église est endommagé par la fumée.

1959 – L’entreprise ‘Lebel Asphalte’ voit le jour.

L’enseignement général pour les enfants des 7e, 8e, et 9e années, se poursuit localement. Une première entente est signée avec la Commission scolaire de Grand-Mère pour certains élèves inscrits à l’enseignement professionnel qui voyagent quotidiennement.

L’enseignement général pour les enfants des 7e, 8e, et 9e années, se poursuit localement. Une première entente est signée avec la Commission scolaire de Grand-Mère pour certains élèves inscrits à l’enseignement professionnel qui voyagent quotidiennement.

1960 – La fermeture de la route Proulx est finalement décrétée.

On ferme les écoles du rang Sud. Un contrat de cinq ans est accordé pour le transport de ces enfants vers l’école du village.

L’inspecteur s’offre à informer la population sur les avantages d’une commission scolaire régionale.

1961 – ‘Famille Terrienne’ de l’année, la famille Narcisse Gervais comptait ici 110 descendants et conjoints.

1962 – La population scolaire compte 260 élèves, le maximum enregistré localement.

1963 – On procède au numérotage des maisons.

‘L’Opération 55’ crée cinquante-cinq nouvelles commissions scolaires au Québec dont la Commission scolaire régionale de la Mauricie, regroupant ainsi le secondaire dans de grosses écoles polyvalentes. À la fin du cours primaire, nos enfants seront transférés à la Polyvalente Paul-Le Jeune à Saint-Tite.

1964 – Arrivée de l’abbé Alexandre Massicotte.

Fondation de la ‘Société Saint-Jean Baptiste’ locale, le 31 octobre avec 85 membres associés. Ce sera l’occasion de maintenir les fastes cortèges d’autrefois tel que vécus lors des processions de la Fête-Dieu et de la Saint-Jean Baptiste.

Construction de l’annexe de l’école, avec ses quatre classes et la salle communautaire. Les deux écoles du rang Saint-Pierre sont fermées définitivement.

Les élèves de première année sont autorisés à garder leur catéchisme à la fin de l’année scolaire afin de pouvoir l’utiliser durant les vacances.

1965 – Jean-Denis Cossette meurt dans l’incendie de sa résidence.

1966 – Mme Solange Gervais est nommée présidente diocésaine de l’UCFR. Lors de la fondation de L’AFÉAS, elle sera élue présidente fondatrice. Le Cercle adhère à l’AFÉAS (L’association Féminine d’Éducation et d’Action Sociale), fusion de deux organismes, UCFR et CED (Cercle d’Économie Domestique).

La Commission scolaire proteste contre le projet d’un comité de parents qui porterait ombrage à leur autorité. La Commission scolaire ne reconnaît pas la puissance et l’organisation du Syndicat des Instituteurs et Institutrices et elle délègue ses pouvoirs à l’Association diocésaine des commissions scolaires.

1967 – Autre invasion de la tordeuse du bourgeon de l’épinette.

Début de la maternelle qui compte vingt-huit enfants.

1968 – Les écoles élémentaires des quatorze localités environnantes sont regroupées. Elles proviennent des comtés de Laviolette, Champlain et Portneuf. La MRC de Mékinac sera délimitée de la même façon

1969 – Diane Rocheleau est couronnée première ‘Reine des Loisirs’ permettant une participation financière et collective à une entreprise de divertissements alors nommée ‘Œuvre des Terrains de Jeux de Hérouxville’.

Fin de l’existence de la Commission scolaire locale au 30 juin.

1970 – Le plan de ‘Protection civile’ est adopté.

Un premier commerce de ‘Patates Frites’ fait son apparition.

1971 – Il est maintenant formellement interdit de garder des porcs et des dindes dans le village.

Le salaire des hommes travaillant sur les travaux d’aqueduc est fixé à 2.75$ l’heure. Quant à eux, les bûcherons reçoivent un salaire horaire de 3$ …plus 45¢ l’heure pour les scies mécaniques.

1973 – Arrivée de l‘abbé Henri-Paul Massicotte.

Dorénavant, le maire et les conseillers seront rémunérés au taux de 10$ la séance … spéciale ou régulière.

La construction du barrage du Lac Gagnon, réservoir municipal d’eau potable, est complétée.

Entre le 19 septembre et le 24 octobre, sous l’égide de la même présidente et de la même secrétaire, Madame Laurent Gervais devient Françoise Gervais et toutes les membres de l’AFÉAS sont appelées par la secrétaire, lors de l’enregistrement des présences, par leur prénom. Alice Gervais a dû mettre en marge du procès-verbal, le prénom des maris. Plusieurs avaient porté le prénom et le nom du mari plus longtemps que ceux reçus lors de leur baptême.

Inauguration du ‘Centre des Loisirs’. Il portera le nom de ‘Centre Alexandre-Massicotte’ en l’honneur du curé résident. Cependant, les jeunes l’appellent ‘La Piaule’.

1975 – Le premier rôle d’évaluation scientifique est adopté. Le bureau officiel de la municipalité se retrouve chez Yves Trudel, nouveau secrétaire-trésorier… loyer fixé à 30$ par mois. La ‘Boucherie du coin’ de Laurent Gervais ouvre ses portes. Le réseau d’aqueduc municipal est inauguré. ‘Chauffage M.C.’ service de plomberie et chauffage s’établit au secteur Lac-à-la-Tortue. Solange Gervais est nommée présidente générale de l’AFÉAS. Un local de l’école permet de rapatrier tous les métiers vagabonds et d’y tenir les réunions. Un nouveau local sera aménagé au sous-sol du bureau municipal en 1991.

1976 à 1997

1976 – Arrêt obligatoire de la vente du lait cru.

1977 – Le service de la Bibliothèque est suspendu … le temps redorer les finances municipales. Laurent Ayotte perd la vie dans l’incendie de son hangar.

1978 – Entrée en vigueur de la Loi sur le zonage agricole. ‘Aéro-Atelier’ s’installe à Saint-Timothée. Un premier permis de taxi est alloué à J. Rocheleau.

1979 – Le bureau municipal a maintenant pignon sur rue à 1060 Saint-Pierre, avec des heures de bureau régulières

Les gens de la paroisse réalisent une ‘Veillée du Bon Vieux Temps’ à la télévision de Sherbrooke avec l’animateur Louis Bilodeau, à l’occasion du 75e anniversaire de l’arrivée du premier desservant, l’abbé Héroux, fondateur de la paroisse.

Première ‘Journée Agricole’ dans Laviolette, à la ferme Denijoy … 300 personnes y assistent.

L’entreprise ‘Régis Fortin Aluminium’ voit le jour.

L’Association des Gens d’Affaires’ est créée mais n’existera que quelques mois, malgré un dynamisme contagieux. Ses buts étaient d’informer les trente membres des possibilités d’emploi, de faire des études de marché pour attirer et créer des industries.

1981 – On demande à la Commission de Toponymie d’adopter l’appellation ‘Hérouxville’.

Trois-cent-cinquante personnes assistent à la ‘Journée Agricole’ de la ferme ‘Germec’.

Création de la ‘Ludothèque’, service de ballons, déguisements et dessins offert aux enfants d’âge préscolaire.

1982 – Un moulin à scie est installé par Noel Buist à la Grande-Ligne.

Les armoiries de Hérouxville sont officiellement dévoilées. Elles sont l’œuvre de Philippe Hagan (1940-1986).

1983 – Denise Cossette entre à l’emploi de la municipalité. Elle deviendra secrétaire-trésorière en 1985.

Record canadien. Une vache Ayrshire, de la ferme Denijoy, reçoit le sceau d’argent pour une lactation de 53,939 kilos en 2,754 jours.

Formation d’un club de philatélie qui cessera ses activités en 1988.

1985 – Ouverture du premier salon de coiffure, le ‘Salon 17’.

1986 – Le gentilé ‘Hérouxvillois’/ ‘Hérouxvilloise‘ est adopté le 3 février. Il est désormais interdit de fumer dans la salle du conseil.

L’école Lessard, rue du Couvent, devient l’école ‘Plein Soleil’.

1987 – La municipalité compte 31 fermes. L’âge moyen des agriculteurs est de 48 ans.

Guy Fortin, résident du rang Saint-Pierre Nord, disparaît de façon mystérieuse. On ne l’a jamais retrouvé. Il avait l’intention de créer un hameau de paix, vivant sous des tentes et des igloos avec d’autres personnes. Une ‘commune’ allait s’établir, mais le groupe ne respectant pas le règlement municipal, il sera chassé par les autorités policières.

Jean Sanschagrin établit un service de coffrages pour la construction d’édifices.

René Pellerin, vétéran de l’armée, crée l‘Ébénisterie Pellerin’.

1988 – Le conseil municipal se porte acquéreur du réseau d’éclairage de rues, jusqu’alors propriété d’Hydro-Québec.

Le jeune Stéphane Déry périt dans l’incendie de la demeure familiale.

L’atelier ‘Usinage Plus, est inauguré.

1989 – Mise en place d’un système de chloration de l’eau potable.

On termine la construction de la caserne des pompiers.

1991 – Le rôle scientifique de taxation voit le jour.

La compagnie ‘Polyporcs’ est condamnée pour différentes infractions en vertu de la ‘Loi sur la qualité de l’environnement’. La faillite de cette firme aura de sérieuses répercussions pour les propriétaires, les endosseurs et la Caisse Populaire,

1992 – L’usine d’épuration des eaux est mise en opération. Les fosses septiques sont obligatoires dans les zones non desservies.

‘Denijoy’ devient la première ferme accréditée ‘Biologique’ après cinq années d’efforts.

Une brigadière, Françoise Corbin, est embauchée afin d’assurer la sécurité des élèves au carrefour de la route 153.

Mise en place du service ‘Cogeco Câble Inc.‘

1993 – La municipalité compte 396 familles dont 87 au secteur ‘Lac’

1994 – Première parution du ‘Bulletin d’Hérouxville’ qui deviendra plus tard ‘Le Communicateur’.

1996 – Arrêt de la drave sur le Saint-Maurice, dernière rivière à servir au transport des billots.

1997 – La responsabilité du transport scolaire et son financement sont transférés aux municipalités. Le coût moyen par enfant s’établit à 598$.

Dévoilement d’un drapeau spécifique à Hérouxville à l’occasion du centenaire de sa fondation.